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Publié le 8 août 2026

Les apports de la PNL à la santé et au processus de guérison

La guérison n’est pas seulement une affaire de médicaments : c’est aussi une expérience subjective, faite de cartes mentales, de croyances et de sens. Jean-Luc Monsempès, médecin et enseignant en PNL, détaille les trois étapes d’un processus de guérison vu par la PNL, et situe précisément où s’arrête son domaine de compétence face à la médecine. Un article publié dans la revue Métaphore n° 86, septembre 2017.

Qu’est-ce que la PNL peut apporter à un processus de guérison ?

De façon linguistique, la guérison est une abstraction, et pour la PNL c’est une nominalisation. La guérison est une expérience très subjective, ce qui explique qu’il peut y avoir désaccord entre le ressenti du patient et le point de vue médical. La programmation neuro-linguistique (PNL) s’intéresse à la manière dont un sujet organise et structure sa subjectivité pour se sentir « malade » ou « en bonne santé ». Une subjectivité qui fait interagir la Neurologie (les aspects cognitifs), la Linguistique (le langage) et les programmations du sujet (les habitudes de vie). Ces trois composantes de l’expérience subjective représentent également trois portes d’entrée du changement humain : changer notre manière de percevoir les événements, modifier notre manière de les décrire, ou modifier nos habitudes comportementales.

Qu’est-ce qu’un symptôme ?

Un symptôme est une expression comportementale du corps, qui résulte des habitudes de vie, et ces dernières résultant des cartes mentales ou processus cognitifs, notre attitude face à la vie. Une approche globale de la santé devrait prendre en compte ces trois aspects : le symptôme, les habitudes de vie et les cartes mentales.

La médecine curative et préventive s’occupe à merveille des deux premiers aspects mais bien moins du dernier, celui qui concerne notre manière de penser notre vie. Si la guérison est un processus qui vise à rétablir un déséquilibre considéré comme momentanément modifié, les trois aspects décrits plus haut sont concernés par l’équilibre recherché. Ces trois aspects sont les éléments indissociables d’un système vivant auto-organisé, et en recherche de sens. Les symptômes sont comme des signaux nous alarmant sur le fait que la personne s’éloigne ou se déconnecte de ce qui est important pour elle, par exemple ses buts de vie, son environnement, etc.

L’approche multidisciplinaire de la guérison

Une guérison est donc idéalement une approche multidisciplinaire, avec la participation de la médecine curative, des hygiénistes et des psychologues. Si le médecin soigne, c’est le patient qui décide de guérir en se prenant en charge au niveau de ses habitudes de vie et de ses modes de pensée. Si le sujet accepte une part de responsabilité dans la survenue de sa maladie, il accepte également une part de responsabilité dans sa guérison. Je me souviens avoir entendu à la radio les propos d’un éminent cancérologue de l’hôpital de Villejuif disant que les plus grands progrès en matière de traitement du cancer, ne viendront pas de la mise sur le marché de nouvelles molécules mais d’une meilleure compréhension du psychisme humain.

Une approche systémique de la santé

Un accompagnement basé sur une approche PNL peut aider un individu (et sur sa demande), à acquérir des habitudes de vie plus saines. Si la PNL peut apporter une contribution à un processus de santé, ce sera avant tout au niveau des cartes mentales de la personne (capacités, valeurs et croyances, identité et spiritualité). Et pour aborder ces cartes mentales, il est utile d’adopter une approche systémique (et non mécaniste) propre aux systèmes vivants auto-organisés. Ces systèmes vivants sont en recherche permanente d’un équilibre (physique, mental, émotionnel, économique, spirituel, etc.). Un système vivant est ouvert sur le monde qui l’entoure, et un système vivant humain va impliquer les multiples dimensions du psychisme (dont la subjectivité de la carte du monde d’un individu).

Sur la base de ces principes systémiques, un symptôme est le témoin d’une déconnexion à notre source d’équilibre, et un processus de guérison est un processus d’adaptation en quête d’un nouvel équilibre. Ce processus d’adaptation nécessite des ressources, disponibles dans le monde externe (le traitement médical et la stimulation des processus naturels de guérison, les relations de soutien, la qualité de l’environnement, etc.), et également dans le monde interne (nos valeurs, raison d’être, mission, connexions spirituelles…) en sachant puiser dans notre réservoir inconscient de ressources et surtout en se donnant l’autorisation d’y accéder.

Les étapes d’un processus de guérison

Dans la première étape du processus PNL, on considère le symptôme comme ayant une fonction positive, celle de nous alerter sur une perte de connexion interne ou externe qui fragilise l’équilibre, celle de nous aider à en retrouver les causes (les événements du passé qui ont déclenché et maintenu le symptôme), et celle de définir les ressources appropriées. L’apport de ressources donne un nouvel éclairage aux événements du passé, et permet de retrouver un nouvel équilibre (homéostasie). La disparition des symptômes sans interventions sur les causes initiales peut donner au patient le sentiment de non-guérison, même si les médecins vous affirment le contraire. Tout dépend sur quoi on porte son attention. On parle alors de récidives ou de rechutes.

Dans une deuxième étape le processus vise à installer cet « Espoir qui guérit », à adopter des croyances qui vont faciliter la guérison. Même si le patient peut témoigner d’un mieux-être mental et émotionnel, il peut avoir des doutes sur le devenir d’un symptôme physique qui est toujours là et qui peut nécessiter un délai avant de disparaître. Le corps humain est pourvu de nombreux processus d’autoréparation et il convient de lui laisser le temps de faire son travail naturel. Quand ils sont présents, les doutes peuvent être en rapport avec les buts (c’est impossible de guérir), les moyens à mettre en œuvre (je n’ai pas la capacité de guérir, ou ce que je dois faire ne semble pas écologique), ou l’individu lui-même (ce n’est pas de ma responsabilité, je n’ai pas le droit de guérir et je ne le mérite pas.)

Dans une troisième étape, le processus favorise l’installation des ressources internes et externes dont le sujet a besoin, tout au long de son « chemin de guérison », pour soutenir, motiver les changements à réaliser dans sa vie ou son style de vie (par exemple un environnement humain et physique plus favorable, un changement des habitudes alimentaires, physiques, émotionnelles, un lien avec les valeurs fondamentales de l’individu, une dépendance émotionnelle, une clarification du sens du soi et de l’identité du sujet). Les ressources d’ordre « spirituel » jouent souvent un rôle important.

La juste place de l’approche PNL dans une démarche de santé

Il reste à situer la place réelle de la PNL et de ses outils dans un processus de guérison. Toute maladie nécessite un accompagnement médical, et dans le traitement des maladies aiguës, la médecine moderne fait des miracles. Pour les maladies fonctionnelles et chroniques, la guérison implique également un accompagnement médical (un diagnostic précis et des soins appropriés), un changement souvent profond des habitudes de vie (alimentation, environnement, activité physique, etc.), et un accompagnement psychologique pour agir sur ce qui est à la source du déséquilibre. C’est sur cette composante psychologique que la PNL trouve son domaine d’excellence, à côté ou en complément d’autres approches (EMDR, EFT, TAT, Hypnose, etc.). Et n’oublions pas que ce n’est pas la PNL qui soigne ou guérit. La PNL va aider le sujet à s’impliquer dans sa guérison.

Les trois véritables apports de la PNL à la guérison

Quels seraient donc les vrais apports de la PNL dans la guérison ?

En premier la capacité de la PNL à vérifier la congruence de la demande de santé du sujet, à vérifier avec lui ce que signifie un nouvel équilibre de santé dans la vie du sujet, et à vérifier la décision du sujet à contribuer à sa propre guérison.

En second, la guérison est un processus de changement qui nécessite un profond niveau de rapport, car seul un cadre relationnel de protection et de bienveillance peut favoriser les conditions du changement humain.

Et enfin un rituel de changement performant et respectueux de l’individu, par exemple l’utilisation de techniques PNL ou de changement d’habitudes de vie.

Sur ces trois points, la PNL a beaucoup à apporter.

Le lien avec la PNL

Cet article, entièrement construit autour de la PNL, en précise à la fois la portée et les limites dans le champ de la santé. Jean-Luc Monsempès y déploie des concepts fondamentaux — la nominalisation, la carte du monde, l’approche systémique, l’intention positive du symptôme — tout en rappelant fermement que la PNL n’est pas une médecine et ne se substitue jamais à un accompagnement médical, mais qu’elle peut agir en complément sur la composante psychologique de la guérison.


Jean-Luc Monsempès, médecin et enseignant PNL, est docteur en médecine. Il a exercé en France et à l’étranger avec Médecins Sans Frontières, puis a acquis pendant 15 ans une expérience de l’entreprise en dirigeant une activité d’exportation dans l’industrie pharmaceutique. Il est enseignant certifié en PNL, en PCM et en LAB Profile©, et titulaire d’un DU de coaching.


Article publié dans le Magazine Métaphore, n° 86 – septembre 2017

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