Le blog

Publié le 10 août 2026

Le métamodèle PNL au quotidien : une découverte qui change le regard

Le métamodèle, ce concept PNL qui permet de repérer les généralisations, distorsions et omissions du langage, mériterait d’être davantage enseigné et pratiqué. Eugène Mpundu, coach de vie certifié PNL, raconte comment sa découverte progressive — de la formation de base à la lecture de « The Structure of Magic » — a changé son écoute du monde, parfois jusqu’à l’excès. Un article publié dans la revue Métaphore n° 88, mars 2018.

Une découverte frustrante en formation de base

Une de mes notions préférées en PNL, c’est le métamodèle. J’en ai entendu parler pour la première fois au cours de ma formation sur les bases de la PNL. Le sujet avait été traité en une demi-heure à peine, exercices compris. Je suis resté sur ma faim. Ce concept me plaisait. Ce n’est pas le fait de découvrir quelque chose de nouveau qui m’enchantait, c’était le plaisir de pouvoir enfin mettre des mots sur des tournures de langage que j’utilisais souvent moi-même et que j’entendais beaucoup autour de moi dans mon petit monde professionnel et privé. Il y avait quelques mots et expressions un peu « savants » tels que « cause-effet », « nominalisation », « opérateur modal » qui m’avaient permis de passer modestement du stade « inconsciemment incompétent » à « consciemment incompétent ».

Je retrouvai ce modèle quelques mois plus tard au cours de ma formation de « technicien en PNL ». Ici aussi, le sujet fut vite expédié avec quelques exercices qui consistaient à retrouver les violations du métamodèle dans un texte et à poser les questions correspondant à chacune d’elles. La formatrice passa rapidement à autre chose. Mais pas moi.

Le « tilt » : traquer les figures du métamodèle partout

Quelque chose avait fait « tilt » dans ma tête. Je venais de comprendre que les figures du métamodèle étaient malmenées partout, tout le temps. Vraiment partout ? Enfin, presque. Je m’amusais à les dénicher dans les informations télévisées, dans les discussions au coin café, à la maison.

Ce soir-là, en rentrant chez moi, je fus accueilli par mon épouse avec le récit d’une grosse bêtise commise par notre fils. Elle conclut son récit par « ça me rend malade ! ». Et moi de murmurer spontanément « cause-effet ». Quoi ? Rien ma chérie. Et je passai la soirée à dénombrer les généralisations, les nominalisations, les lectures de pensée et autres origines perdues dans les émissions de télévision.

Le lendemain au travail, certains de mes collaborateurs firent les frais de ma nouvelle compétence. Je recadrai à tour de langue : « c’est toujours les mêmes qui traitent les dossiers difficiles » et moi de rétorquer : toujours ? « En quoi ces dossiers sont-ils difficiles ? ». À la cantine, mes convives habituels n’osaient plus prononcer un seul mot. Les embouteillages du matin, le riz qui n’est jamais assez cuit, les steaks qui étaient toujours trop cuits ou bleus quand on les voulait « à point »… je ne laissais rien passer ! Je compris très rapidement que je devais me calmer si je ne voulais pas faire le vide autour de moi.

La lecture de « The Structure of Magic »

Mon passage au niveau « consciemment compétent » en matière de métamodèle fut atteint après l’acquisition et la lecture des deux tomes du livre « The structure of Magic ». Je fis le choix d’acheter l’édition originale de 1975 en anglais. Je ressens encore l’émotion qui me traversa au moment d’ouvrir le paquet de la poste. Je pris soin de feuilleter chaque tome, page par page, avant de m’attaquer à la lecture.

À ma grande surprise, je découvris que le métamodèle n’était qu’une partie des travaux de Bandler et Grinder sur le langage et son rôle dans notre façon de nous représenter la réalité et de communiquer. À la fin de la lecture, je fus content d’avoir enfin franchi une grande étape dans ma formation de PNListe. J’avais lu la « Bible » de la PNL. Je ne pus m’empêcher de ressentir comme une espèce de manque, tout de même. Il manquait une grande partie dans ce que j’avais lu. Il manquait le « Nouveau testament » de la PNL, qui me semble-t-il, est encore en cours d’écriture même si certains chapitres sont déjà bouclés.

Le lien avec la PNL

Eugène Mpundu retrace sa propre progression dans l’un des modèles fondateurs de la PNL — le métamodèle du langage issu des travaux de Bandler et Grinder — et illustre par l’expérience vécue comment ce repérage des généralisations, distorsions et omissions, une fois intégré, transforme l’écoute quotidienne, avec ses bénéfices et ses excès.


Eugène Mpundu est coach de vie, praticien en PNL et hypnose ericksonienne, installé à Thionville. Né à Kinshasa, il est co-rédacteur en chef de la revue Métaphore aux côtés d’Evelyne Lerner (au moment de la publication de cet article) et contribue régulièrement à ses colonnes.


Article publié dans le Magazine Métaphore, n° 88 – mars 2018

La Fédération NLPNL est la référence et le garant de la qualité de l’enseignement, des métiers de l’accompagnement, de la formation et des applications de la PNL francophone.

Pour en savoir plus sur la NLPNL c’est ici et pour adhérer c’est par ici !

Nous serions ravis de vous compter parmi nous si vous n’êtes pas encore adhérent.

logo de la Fédération NLPNL

Liste des collèges

Collège des enseignants Collège des coachs Collège de la PNL thérapeutique Collège des experts en Pédagogie PNL