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Publié le 9 août 2026

La PNL, un art du bonheur : niveaux logiques, croyances et besoins fondamentaux

Peut-on apprendre à être heureux ? Dominique Robert, formatrice en communication et stratégies d’apprentissage, retrace son propre parcours : des niveaux logiques de Robert Dilts au métamodèle, en passant par la théorie du choix de William Glasser, un cheminement outillé par la PNL vers une vie plus heureuse. Un article publié dans la revue Métaphore n° 88, à l’occasion du Congrès NLPNL « La PNL, un art… » du 27 janvier 2018.

Être heureux… malgré tout

« Vous ne pouvez empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux. » Proverbe chinois

C’est une longue histoire qui commence le jour où le directeur du collège me nomme « volontaire » pour enseigner dans une classe d’élèves en grande difficulté ! Je ne comprends même pas ce qu’ils ne comprennent pas. Ils ne sont pas heureux au collège et moi non plus avec eux. Je cherche et découvre la PNL. Débute un long apprentissage du bonheur (entre autres). Comment être heureux ? Je prends conscience (index de conscience en PNL) de ma grande capacité à me mettre mal en repensant à des situations douloureuses, ou mieux en les imaginant.

Stop : arrêt du cinéma (le projecteur peut se rallumer plusieurs fois !) Un interrupteur efficace : la respiration profonde, un changement de posture et une phrase-clé : « il sera toujours temps de se mettre mal ». Je mesure de plus en plus que j’alimente ma colère (émotion que je connais bien), que je la nourris et que c’est… un choix !

Remonter les niveaux logiques de Robert Dilts

Et vient le temps de remonter les niveaux logiques de Robert Dilts et de faire un peu de ménage.

L’environnement : je n’ai pas pouvoir sur la pluie en revanche je peux confortablement la vivre… et : « La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque

Le comportement : ma colère est l’indicateur qu’un besoin n’est pas satisfait. Maintenant, j’ai le choix du comportement pour ce qui est de la vivre. Je respire ! Je cherche le besoin à satisfaire, je l’exprime dans le respect de l’autre (beaucoup d’entraînement !). Je peux aussi hurler et dire n’importe quoi sur l’autre et à l’autre. Je choisis un comportement pour satisfaire un besoin. C’est un choix avec les conséquences que cela entraîne.

Les capacités : à un moment donné, j’avais besoin de résoudre un conflit avec mon mari, je lui courrais après pour l’évoquer. Lasse de courir, j’invite mon mari au restaurant. Nous voilà assis, je lui dis : Jacques j’ai besoin de te parler. Il me répond : tu ne fais que ça ! Dans ce cas j’ai besoin que tu m’écoutes. Il me répond : je ne fais que ça. Je lui dis alors : j’ai besoin qu’on échange. Il répond : là c’est une autre histoire… Savoir ce que je veux déjà et le « dire » pour que ce soit entendu. Un bon outil : le questionnement de détermination d’objectif et tous les outils de communication de PNL, ressources précieuses !

Les croyances bien sûr, qui n’en sont pas puisque c’est la réalité, enfin ma réalité ! « Ma maman me disait quand nous avions passé un bon moment : ça va se payer ! » Et bien sûr cela se vérifiait ! Heureusement existent la marelle des croyances et les présupposés de la PNL.

Un autre outil fort aidant est le métamodèle : quand je rencontre ma belle-sœur qui fait ses courses et qui ne me dit pas bonjour, qui ne me sourit pas, passe à côté de moi comme si j’étais invisible, m’en tenir aux faits que je viens de dire et laisser les suppositions, les jugements, etc. Quel allègement !

Enfin qui suis-je ? Et quel est le sens de ma vie, de ma mission ? Voilà de quoi explorer et évoluer. Toute évolution commençant par une prise de conscience nécessaire et… pas suffisante. Je découvre que plus j’exprime de gratitude et plus je dis de « merci », plus je nourris mon besoin d’être heureux car en disant merci je prends conscience de ce que je reçois, de ce que j’ai. Et pour quelqu’un comme moi dont le métaprogramme est polairement orienté vers ce qui manque, c’est un bon exercice de repérage de tout ce qui est là.

De même pour demain : qu’est-ce que j’ai de chouette, demain, rien ? Oh ! On va y remédier tout de suite, je vais me faire une proposition.

La théorie du choix et les quatre besoins de William Glasser

La découverte de la théorie du choix et la thérapie de la réalité de William Glasser ainsi que l’ouvrage de Robert Sullo : « j’apprends à être heureux », vont amplifier mes capacités au bonheur.

Par ses travaux William Glasser met en évidence quatre besoins psychologiques fondamentaux à satisfaire et ce de manière équilibrée pour être heureux.

Le besoin d’appartenance, d’amour : chaque être humain a besoin d’aimer, de se sentir aimé, intégré au sein d’un groupe social, de s’investir dans des relations significatives, nourrissant son besoin d’échange, de soutien et d’entraide mutuelle… Arrêtons-nous et prenons le temps de lister les personnes et tous les êtres vivants que nous aimons…

Le besoin de plaisir : sans plaisir la vie est terne, triste et décourageante. Le plaisir vient à travers nos sens, c’est-à-dire nos canaux sensoriels lorsque ceux-ci sont stimulés. Le plaisir est la rançon de l’apprentissage. C’est dans le plaisir que l’être humain a fait ses plus grandes découvertes et a travaillé le plus fort… Arrêtons-nous et prenons le temps d’explorer tous les plaisirs vécus et de les lister…

Le besoin de pouvoir : ce mot est souvent mal compris car assimilé à « pouvoir sur », je peux écraser l’autre. Le vrai pouvoir éthique qui aide à tenir debout est celui que nous ressentons lorsque nous savons que nous pouvons avoir une certaine influence sur notre environnement, que nous sommes utiles, que nous pouvons agir, celui qui nous apporte ainsi de la reconnaissance. En un mot, qu’est-ce que j’apporte au monde ? Arrêtons-nous et prenons le temps de lister toutes nos compétences…

Le besoin de liberté : être libre, c’est se donner la permission de faire des choix, de faire les choses autrement et de ne pas subir dans tous les domaines de notre vie. Cette liberté s’accompagne nécessairement de la confiance d’être prêt à assumer les conséquences de nos actes, donc d’en prendre la responsabilité. C’est la liberté de pouvoir trouver des moyens de remplir nos besoins. Arrêtons-nous et prenons un instant pour lister nos moments de choix…

Être heureux nécessite, dans un premier temps, de devenir conscient de ses besoins puis d’ajouter des situations, de créer des moments venant enrichir l’un ou l’autre des besoins de façon à, ensuite, harmoniser l’ensemble. On parlerait d’écologie en PNL. Robert Sullo nous dit qu’une seule règle est à respecter : combler nos besoins sans interférer dans les tentatives des autres en vue de combler les leurs. Nous seuls savons ce qui nous rendrait heureux.

Et voilà, vous êtes équipés pour continuer à cheminer sur la route du bonheur. Je vous souhaite les belles rencontres qui favoriseront votre évolution, les décisions qui vous y conduiront, en un mot : tout le bonheur du monde !

Une histoire pour la route

Un empereur du Japon décida un jour d’aller en visite sur une île voisine, placée sous son autorité. Il monta à bord d’un de ses vaisseaux et mit le cap sur le large. Mais il avait à peine quitté le port qu’un monstre aquatique surgit des eaux devant la proue du navire. Effrayé l’empereur ordonna aussitôt de rebrousser chemin. Un mois plus tard, il fit une nouvelle tentative. Dès qu’il eut pris la mer, le monstre lui barra à nouveau le passage. Le scénario se reproduisit pendant des années et l’empereur renonça enfin à ses voyages.

Un jour que, parti à la chasse, il suivait les traces d’un cerf le long d’une rivière, il vit derrière lui un grand remous agiter les eaux. C’était le monstre qui remontait le fleuve à sa poursuite. L’empereur piqua des éperons mais le monstre ne se laissait pas distancer. Finalement, l’empereur se trouva acculé à la paroi d’une montagne « Bon, eh bien tue-moi dit-il au monstre. Tu as gagné ! Je t’ai évité tant que j’ai pu…

– Majesté, lui dit alors le monstre d’un air tout à fait amical, enfin je vous rattrape. Voilà des années que je vous cours après pour vous remettre les perles du bonheur. » (La thérapie du bonheur, Étienne Jalenques)

Le lien avec la PNL

Dominique Robert illustre par son propre vécu comment plusieurs outils PNL — index de conscience, niveaux logiques de Dilts, métamodèle, présupposés — se combinent avec un modèle extérieur, la théorie du choix de William Glasser, pour construire une pratique personnelle et durable de recherche du bonheur, jusqu’à la notion d’écologie chère à la PNL : satisfaire ses besoins sans empiéter sur ceux des autres.


Dominique Robert est formatrice en communication et stratégies d’apprentissage depuis plus de vingt ans auprès des professeurs en formation continue. Professeure de mathématiques de formation, son parcours a été bousculé par la décision d’un directeur de la nommer « volontaire » pour enseigner dans une classe d’élèves en grande difficulté, ce qui l’a conduite à se former en Intelligence Émotionnelle, en Communication Non-Violente et en Programmation Neuro-Linguistique.


Article publié dans le Magazine Métaphore, n° 88 – mars 2018

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