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Publié le 7 septembre 2026

Supprimer la peur de l’échec avec la PNL et le Panorama social

Comment aider un adolescent à sortir de la peur de l’échec ? Dans cette interview donnée à l’occasion du Congrès NLPNL 2024, Wilma Menko, formatrice PNL basée aux Pays-Bas, détaille sa pratique auprès des lycéens et étudiants, entre outils PNL classiques et Panorama social. Un article publié dans la revue Métaphore n° 111bis, Spécial Congrès, janvier 2024, sous forme d’interview menée par Chantalle Servais.

La rencontre avec des enfants en difficulté scolaire

Le climat pédagogique des Pays-Bas met de plus en plus de pression aux élèves de l’école primaire qui, à 10-11 ans, commencent à développer la peur de l’échec, peur des examens, des contrôles. Il y a une croyance forte de ne pas pouvoir y arriver, de ne pas être capable de réussir.

En Hollande, une attention particulière est donnée aux éléments psychologiques responsables des échecs d’apprentissage, quel que soit l’âge des jeunes.

L’Institut de Leeuw fait l’anamnèse et décèle avec un test si l’enfant a vraiment peur de l’échec. Dans ce cas, Wilma Menko reçoit l’enfant, de préférence en individuel car en groupe, les élèves n’osent pas parler de leur problème.

Si l’enfant a peur de la rencontrer, elle le contacte par téléphone pour le rassurer et lui expliquer ce qui va se passer. Elle insiste sur le fait de dire à l’enfant que c’est lui qui décide et ainsi, lui donne de l’autonomie.

Au départ, ces enfants sont fort stressés et l’angoisse augmente lorsque les examens se présentent. Ils ont une imagination énorme, or, selon Oscar Wilde « le courage est un manque d’imagination ».

Ils savent souvent ce qui a causé leur problème, son origine, mais ne sont pas capables d’en faire abstraction, et pensent souvent que ça ne changera jamais.

L’origine peut venir de l’école ou de la famille, quelle que soit la classe sociale. Si l’origine est familiale et trop lourde, l’enfant sera pris en charge par un pédopsychiatre ou psychothérapeute d’enfant.

Supprimer la peur de l’échec

C’est la spécialité de Wilma Menko.

L’essence de la PNL est le rapport, ce qui est essentiel, car l’enfant est envoyé par le parent ou par l’école et n’a, en général, pas envie d’être là. Wilma regarde chaque enfant comme un individu unique auquel elle s’adapte.

Elle explique à l’enfant le stress qu’il vit et qui est normal, et illustre son index de conscience. C’est son imagination qui produit son stress ou la solution du problème.

Elle demande à l’enfant quelle émotion il souhaite avoir à la place de sa peur. Elle travaille sur l’état désiré et non sur le problème.

Elle commence par changer le dialogue interne, et, avec des exercices, renforce les ressources et en amène de nouvelles.

Par les mouvements des yeux, elle montre qu’il peut changer sa posture, en changeant les accès oculaires, et stimuler sa mémoire. Elle lui fait découvrir que le regard vers le sol entretient le malaise alors qu’un regard droit s’associe à de la confiance en soi.

Cette découverte amène les enfants à changer leur comportement à l’école, leur donne de la confiance et le sentiment d’être aux commandes de leur vie.

L’accompagnement se fait en 4 séances, étalées sur 4 semaines, et entre elles, les progrès et les changements s’effectuent.

Par exemple : Simone, une jeune fille de 14 ans, dit : « je ne suis pas à l’aise dans ma classe ».

Wilma lui demande de se mettre au milieu de son monde. Ensuite de placer les personnes les plus proches d’elle dans un premier cercle, puis les copains-copines dans un deuxième et la classe ensuite, puis de placer les « ennemis ».

— Y a-t-il des personnages qui sont sur un piédestal ? ou sur le même niveau que Simone ? ou plus bas ?

Simone avait cinq élèves « ennemis » qu’elle mettait sur un piédestal. Le fait d’utiliser les sous-modalités n’a pas fonctionné.

— De quoi as-tu besoin pour les mettre à ton niveau ?
— J’ai besoin de l’aide des autres.
— De qui ?
— Des copines.

Wilma lui a dit : « Imagines que tu as le soutien des autres », créant ainsi l’expérience imaginaire des ressources. Ceci a fait diminuer le piédestal mais pas assez, même si Simone se sentait un peu mieux.

— Tu as besoin de quoi pour les mettre à ton niveau ?
— De la confiance.

Simone faisait de l’équitation et, avec le cheval, elle se sentait en pleine confiance.

Wilma lui a appris à faire un auto-ancrage de cette confiance avec le cheval et ensuite à la transférer dans la situation problème, avec un pont vers le futur.

Lors de la séance suivante, Simone a raconté qu’elle ne s’occupait plus des cinq élèves qui la perturbaient. Elle était beaucoup plus joyeuse.

Les techniques utilisées en fonction des élèves sont : les sous-modalités, l’index de conscience, les accès oculaires, l’auto-ancrage, le recadrage, le cercle d’excellence, la ligne du temps, les niveaux logiques, le panorama social.

Le fait d’être avec eux, sans jugement, avec bienveillance et acceptation de ce qu’ils amènent met les enfants en sécurité et crée une alliance avec eux. Les parents disent souvent que leur enfant rentre joyeux après la séance et est pressé de revenir à la séance suivante.

Conseils aux PNListes

  • Établissez le rapport pour que l’enfant se sente en sécurité ;
  • Ayez la croyance que vous êtes sur le même niveau que l’enfant ;
  • Expliquez ce qui se passe avec ses pensées ;
  • Soyez dissocié pour vous mettre dans les baskets de l’autre et en méta-position ;
  • Ayez confiance en votre capacité à les aider.

Le lien avec la PNL

Wilma Menko rappelle d’emblée que « l’essence de la PNL est le rapport », principe qui structure toute sa pratique. Sa méthode mobilise un éventail large et concret d’outils PNL classiques — sous-modalités, index de conscience, accès oculaires, auto-ancrage, recadrage, cercle d’excellence, ligne du temps, niveaux logiques — qu’elle combine, dans le cas de Simone, avec le Panorama social de Lucas Derks (cercles de proximité, hauteur relative des « personnages »). L’article illustre ainsi, sur un cas clinique détaillé, comment la PNL et le Panorama social peuvent se compléter dans l’accompagnement d’un adolescent en souffrance scolaire.


Wilma Menko est née à Leyden, aux Pays-Bas, en 1980. Elle a d’abord travaillé dans un laboratoire de recherche en immunologie, où elle formait déjà de futurs laborantins, avant de s’orienter vers la PNL en 1988. Certifiée trainer international de PNL en 1995, elle a enseigné pendant plus de 20 ans comme designer didactique dans des écoles supérieures et a accompagné, pendant plus de 30 ans, des élèves de l’école secondaire (12 ans et plus) pour les aider à surmonter la peur de l’échec. Depuis 1990, elle intervient également avec la PNL auprès de l’Institut de Leeuw (aide aux devoirs et soutien scolaire) et, depuis 1995, forme des professionnels de l’éducation. Parmi ses rencontres marquantes : Robert Dilts, auprès de qui elle s’est formée aux niveaux logiques et aux ateliers de créativité, et Charles Faulkner, expert de la métaphore.


Article publié dans le Magazine Métaphore, n° 111bis – Spécial Congrès, janvier 2024

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