Publié le 27 avril 2026
La synchronisation dans l’apprentissage
La synchronisation est bien plus qu’un outil parmi d’autres en PNL : c’est un fondement de la posture du formateur. Dominique Robert, Stéphanie Tacnet-Dahan et les membres du Collège des Formateurs NLPNL explorent ses trois dimensions — avec le participant, entre participants, avec le groupe — et les pratiques concrètes pour la mettre en œuvre. Un article issu de la revue Métaphore n°73, juin 2014.
De quoi parle-t-on ?
De nombreux facteurs concourent à un apprentissage efficace, qui doivent être mis sous contrôle tout au long du processus de formation. Parmi eux, la synchronisation joue un rôle majeur.
Au sens strict, la synchronisation consiste à « coordonner plusieurs opérations entre elles dans le temps », ou à « rendre solidaires et simultanés les mouvements de deux appareils ».(1)
Dans le sens de la PNL, utiliser la synchronisation verbale et non verbale permet d’établir le rapport, donc de rencontrer l’autre sur son propre terrain, en communiquant au niveau conscient et inconscient un message du type « nous avons des points communs » et « je suis désireux et capable d’entendre et de comprendre votre point de vue », qui crée une relation de confiance et de reconnaissance mutuelle.
En formation, la synchronisation consiste à établir une connexion, directe ou indirecte, avec le comportement, l’état émotionnel et le langage de l’autre, de façon à rassurer, motiver et guider dans l’apprentissage.
Tout au long d’une formation, les « acteurs » (formateurs et participants) passent par des « états » différents (connaissance, maturité, disponibilité, conscience, expérience, motivation…) et la première responsabilité du formateur est de calibrer ces états et de les accueillir. Il doit ensuite créer les conditions de leur synchronisation, pour faire de la formation une expérience collective de référence. Par exemple, la qualité de la relation du formateur avec le formé conditionnera l’attention de celui-ci ainsi que son état émotionnel, activant plus ou moins son envie de participer et de progresser.
Quels sont les bénéfices de la synchronisation dans l’apprentissage et comment la créer ?
En formation, la synchronisation se joue à plusieurs niveaux :
- Entre le formateur et chaque participant
- Entre les participants
- Entre le formateur et le groupe
Entre le formateur et chaque participant : elle rassure, motive et facilite le chemin
La synchronisation avec le formateur fait ressentir au participant le fait que l’on est avec lui, en confiance, et lui permet d’aller facilement du « connu » vers « l’inconnu ».
Des exemples concrets :
- Adapter son débit de parole et de respiration à celui du participant.
- Reprendre les mots de mon interlocuteur, avant de lui en proposer d’autres.
- Rechercher un exemple ou une métaphore dans son tri primaire, se synchroniser dans l’échange sur le méta-programme du participant…
Un outil de repérage : le tri primaire APOIL
Pour se synchroniser efficacement, il est utile d’identifier le tri primaire de chaque participant — c’est-à-dire ce vers quoi son attention se porte spontanément. Le modèle APOIL en PNL distingue cinq orientations :
- A comme Actions : la personne privilégie les actions qu’elle va mener dans une situation donnée. Exemple : je pars faire de la randonnée, du ski… pas question de rester immobile sur une plage au soleil !
- P comme Personne : focus sur les humains et leurs relations, les contacts… Exemple : je pars chez l’habitant, je partage les us et coutumes des gens du crû…
- O comme Objets : la personne s’entoure d’objets, remarque les objets, rapporte des objets de ses voyages. Exemple : je possède des collections de masques, d’amphores, de timbres…
- I comme Informations : la personne qui trie infos recherche des docs, du contenu, de quoi alimenter son savoir. Exemple : je suis accro aux dernières nouveautés, je surfe beaucoup sur internet…
- L comme Lieu : la personne s’intéresse à l’endroit où elle évolue. Exemple : je visite une contrée, je ne peux pas travailler dans un bureau fermé…
Entre les participants : elle crée du lien, sécurise, favorise l’émulation et encourage la synergie
Une fois que l’animateur a fait ce qui dépend de lui en termes de synchronisation, il est de sa responsabilité de créer les conditions pour que les participants se synchronisent entre eux, se sentent en sécurité les uns avec les autres et lâchent leurs états internes limitants.
Des exemples :
- Utiliser les jeux de coopération tels que mettre les participants en situation.
- Se rapprocher de leurs collègues de sous-groupe sans parler.
- Faire formaliser et afficher les règles de vie du groupe par le groupe lui-même…
Entre le formateur et le groupe : ce qui donne au formateur sa légitimité et l’accord du groupe pour le guider
Avec le groupe, le formateur crée un lien composé de bienveillance, de complicité et de leadership combinés, ce qui lui donne la possibilité de guider le groupe.
Des exemples :
- Raconter une histoire, une métaphore qui crée un ancrage d’attention collectif et porte un message quant au fond ou à la forme de la formation.
- Partager une expérience personnelle en rapport avec l’apprentissage de la formation, en se mettant en position de celui (ou celle) qui ne savait pas et a fait le chemin, créant un lien d’empathie avec le groupe.
La synchronisation, fondement de la posture du formateur PNL
Pas de doute, la synchronisation sous ses différentes formes apparaît bien comme un fondement de la posture du formateur PNL. En formation comme en éducation, une phrase reflète bien cette posture :
« Cessons de vouloir rendre nos participants parfaits… mais ne cessons jamais de perfectionner la relation que nous avons avec eux. »
Contextualisation PNL
La synchronisation est l’un des premiers outils enseignés en PNL, indissociable du rapport et de la conduite. Cet article en explore une application souvent négligée : la formation elle-même comme espace relationnel. Le formateur PNL ne transmet pas seulement un contenu — il crée les conditions d’un apprentissage vécu, ancré, transférable. Le tri primaire APOIL, les méta-programmes, le calibrage des états internes et la gestion de la dynamique de groupe sont autant d’outils issus du corpus PNL mis ici au service de la pédagogie.
Dominique Robert est enseignante certifiée NLPNL et membre fondatrice du Collège des Formateurs NLPNL.
Stéphanie Tacnet-Dahan est coach et formatrice, membre de la Fédération NLPNL, spécialisée dans les stratégies d’apprentissage et la pédagogie PNL.
Cet article a été rédigé avec les membres du Collège des Formateurs NLPNL, créé en janvier 2014, qui accueille tout Maître Praticien PNL exerçant le métier de formateur dans tous domaines. Son objet est le développement et la diffusion de pratiques et de modèles performants, s’appuyant sur les ressources de la PNL, afin de transmettre du savoir, du savoir-être et du savoir-faire.

La Fédération NLPNL est la référence et le garant de la qualité de l’enseignement, des métiers de l’accompagnement, de la formation et des applications de la PNL francophone.
Pour en savoir plus sur la NLPNL c’est ici et pour adhérer c’est par ici !
Nous serions ravis de vous compter parmi nous si vous n’êtes pas encore adhérent.
Liste des collèges
