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Publié le 22 avril 2026

La PNL et les 4 accords Toltèques, l’art des relations humaines !

Quels liens entre la sagesse millénaire des Toltèques et les découvertes de la PNL ? Jordi Turc, fondateur de l’école Activ’PNL et initié directement par Don Miguel Ruiz au Costa Rica, explore les ponts fascinants entre les 4 accords toltèques et les outils de la PNL. Un article publié dans la revue Métaphore n°71, décembre 2013.

Qui ne connaît pas les 4 accords Toltèques, un bestseller de Don Miguel Ruiz, vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde ? Ces 4 accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de joie et d’amour. Leurs compréhensions sont simples, la mise en application parfois plus ardue…

Il est remarquable de constater, à plusieurs millénaires d’intervalle, les ponts entre cette sagesse ancienne et les découvertes de la PNL, beaucoup plus récentes.

PNL et sagesse toltèque : des convergences profondes

« La carte n’est pas le territoire », nous dit-on dans les présupposés de base de la PNL. En fait, la phrase exacte d’Alfred Korzybski dans la sémantique générale est : « une carte n’est pas le territoire. Mais si elle est précise, la carte a la structure semblable à celle du territoire, ce qui justifie son utilité ».

Les Toltèques avaient bien compris cela, puisqu’ils considéraient que l’esprit humain était fait pour rêver en permanence. Nous filtrons notre perception et notre réalité en fonction des différents programmes que nous avons acquis tout au long de notre vie : famille, religion, culture, scolarité, médias, divertissements, etc. Notre cerveau perçoit la réalité autour de lui, et nous justifions ce que nous percevons par nos croyances, ce qui génère une énergie émotionnelle. La PNL nous parle aujourd’hui des phénomènes de sélection, distorsion et généralisation ; les Toltèques nous parlaient de notre esprit comme étant « le rêveur », c’est-à-dire celui qui crée sa propre histoire de vie, à partir de son esprit.

Les Toltèques étaient de véritables artistes (musique, art, peinture), et la forme d’art la plus élevée était pour eux l’art de rêver sa vie. Nous avons le pouvoir, nous disaient-ils, de créer un rêve d’enfer, basé sur des mensonges et une perception déformée de la réalité, ou de créer un rêve de paradis sur terre, basé sur la vérité et l’amour ! Le but de l’enseignement toltèque étant de retrouver la maîtrise du rêve, et de créer un chef-d’œuvre de sa vie !

Les trois maîtrises toltèques

Pour cela, il existe trois maîtrises :

  • La maîtrise de la conscience (ou de l’attention) qui consiste à observer les croyances et les programmes qui régissent notre esprit. Cet apprentissage était symboliquement représenté par un jaguar, qui traque sa proie et observe ses habitudes avant de la chasser. Les Toltèques appelaient cela « la traque », car il s’agit de savoir observer son propre esprit.
  • La maîtrise de la transformation, soit la maîtrise du changement. Une fois que nous évaluons dans notre jardin intérieur les graines qui proviennent du mensonge et de la peur, nous pouvons cultiver de nouvelles semences, basées sur l’amour et la paix.
  • La maîtrise de l’intention (ou la maîtrise de l’amour) est le plus haut niveau de maîtrise, car il s’agit là de retrouver son état divin, l’observateur, ce que nous sommes vraiment. En effet, d’après les Toltèques, nous ne pouvons pas dire que nous sommes notre corps (si on m’enlève un bras, je suis toujours moi), nous ne pouvons pas dire non plus que nous sommes nos émotions (je ne suis pas identifié à ma colère ou ma joie), et nous ne sommes pas non plus nos pensées (celles-ci changent et se transforment avec le temps). Alors qui sommes-nous vraiment ? Nous sommes l’énergie créatrice, qui donne vie à notre mental, à nos émotions, et à notre corps physique.

L’utilisation des quatre accords toltèques permet de réaliser les deux premières maîtrises, et donne le pouvoir de changer sa vie. Grâce à la PNL, nous disposons d’un outil merveilleux, le Méta Modèle, qui permet de pouvoir à travers notre langage repérer nos croyances par des formes linguistiques telles que la lecture de pensée, les cause à effets, les équivalences complexes, les présuppositions, les généralisations, les règles personnelles ou universelles, etc.

C’est face à une réaction émotionnelle désagréable que nous pouvons analyser et repérer quels sont les croyances et les accords néfastes que nous avons conclus dans notre esprit. Le Méta Modèle nous apprend à pouvoir nous questionner dès lors qu’il existe une « violation du méta modèle » afin d’exercer un doute sur notre système de croyance. Le doute est la première étape importante du changement.

Le premier accord toltèque : ayez une parole impeccable

« Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui. »

En effet, par la parole et lors d’un conflit, nous cherchons souvent à avoir raison. Pourquoi faisons-nous cela ? La simple réalité est qu’il est rassurant pour nous d’être conforté dans ce que nous pensons. Notre système limbique préfère s’orienter sur le connu (même inconfortable), que sur quelque chose d’inconnu (et de plus confortable). C’est le sentiment de sécurité généré, même si cela nous mène droit à l’échec, qui est plus rassurant.

Le fait d’utiliser cet accord et cette sagesse permet de ne plus trouver d’écho validant une perception erronée. Comme le dit Miguel Ruiz, « la vérité n’a pas besoin que l’on croie en elle pour exister, tandis qu’un mensonge demande beaucoup d’énergie »…

Nos croyances et nos accords sur nous-mêmes, les autres et le monde, sont comme une bâtisse que nous avons construite autour de nous pour nous protéger. Notre foi est le ciment qui scelle ces briques les unes avec les autres. Il est inconfortable de ne plus donner son pouvoir et son énergie à chercher à avoir raison. Miguel explique que la vérité est comme un scalpel. Il est difficile et courageux de faire tomber notre attachement aux illusions qui construisent bien souvent le fondement même de notre identité.

Or, dès lors que le doute est installé sur une croyance, la vérité émerge, et de là, lorsqu’une de nos briques intérieures s’effrite, la lumière du soleil passe à travers et petit à petit, le mur de nos croyances s’effondre. C’est éblouissant au début, mais tel le prisonnier qui sort de sa caverne dans l’allégorie de Platon, c’est lorsque nous retrouvons la vue de ce qui est réel que nous pouvons enfin avancer et devenir libre, libre d’être qui nous sommes vraiment !

En PNL, les notions de feedback, de reformulation, ainsi qu’une panoplie d’outils tels que les positions de perceptions, la négociation entre parties, la marelle des croyances, l’utilisation des métaphores et le Méta Modèle permettent d’améliorer l’utilisation de notre parole et la remise en question de notre système de croyance.

Le deuxième accord toltèque : n’en faites pas une affaire personnelle

« Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisés contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. »

Don José Ruiz (le fils de Miguel) donne la merveilleuse métaphore où vous vous imaginez dans une salle de cinéma, avec un film biographique sur l’histoire de votre mère. Vous vous rendez dans la salle de cinéma, et vous voyez votre mère, accaparée et totalement hypnotisée par l’histoire de sa vie. Vous vous plongez dans le film dont vous reconnaissez également tous les personnages, sauf que vous-même n’y avez qu’un rôle secondaire. Dans son film à elle, sa façon de se projeter elle-même est totalement différente de ce que vous percevez d’elle.

Ensuite, vous considérez que le personnage qui a votre visage n’est pas le même que celui de votre propre film à vous. Vous vous dites alors « ah, ce n’est pas moi ça ! », mais vous voyez désormais de quelle façon votre mère vous perçoit, ce qu’elle croit à votre sujet… et c’est bien différent de ce que vous croyez vous-même à votre propos.

Vous continuez votre promenade dans le cinéma, et c’est la même chose pour le film de vos enfants, de vos amis, de vos collègues… Après avoir vu tous ces films, vous décidez de revenir dans votre salle à vous, et de regarder votre propre film. Vous vous regardez jouer dans votre film à vous, sauf que désormais, vous ne croyez plus ce que vous voyez. Vous avez cessé de croire à votre histoire parce que vous savez désormais que ce n’est qu’une histoire. Vous prenez conscience désormais de l’inutilité de ce jeu d’acteur que vous vous êtes efforcé de faire, votre vie durant, puisque personne ne vous perçoit comme vous le souhaitez.

Dès lors que vous comprenez que les opinions des gens à votre propos ne concernent que le personnage qui figure dans leurs films et non dans le vôtre, cela veut dire que ce que les autres pensent de vous ne s’applique en réalité qu’à l’image qu’ils se sont faite de vous, mais ce n’est pas vous. En PNL, nous disposons des techniques de dissociation pour permettre une meilleure application de cet accord, et ainsi, de ne plus prendre les choses personnellement !

Le troisième accord toltèque : ne faites aucune supposition

« Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. »

Le problème étant que nous faisons des suppositions sur le fonctionnement de la carte du monde de nos interlocuteurs. Nous pensons à leur place. Nous utilisons la sélection pour entendre ce que nous voulons entendre, la distorsion pour interpréter le message, et la généralisation…

Ces accords peuvent parfois se montrer impossibles dans la pratique, car nous ne pouvons nous empêcher d’en faire ! Il est parfois trop tard ! De plus, il est vrai qu’il n’est pas toujours possible de communiquer. L’auteur Olivier Clerc donne le bel exemple d’un conducteur qui vous double et vous fait une queue de poisson sur la route. Vous n’allez pas le pister dans toute la ville pour lui demander ce qui lui prend ! Vous risquez de partir donc sur une supposition, l’hypothèse que c’est un chauffard.

Le fond du problème ce n’est pas de faire « des » suppositions, au pluriel. Le vrai problème est de faire une seule supposition et de la croire vraie ! En PNL, nous pouvons utiliser le recadrage de sens. Par exemple, au lieu de penser que c’est un chauffard égoïste, je peux aussi penser que sa femme est en train d’accoucher sur la banquette arrière et qu’il doit arriver d’urgence à l’hôpital, ou encore qu’il est en train de faire une crise d’asthme et qu’il a besoin de trouver sa ventoline dans les 5 prochaines minutes…

Que se passe-t-il dès lors que j’utilise toutes les ressources de mon imagination ? J’arrive rapidement à la conclusion qui s’impose : je n’en sais rien. Je ne peux donc plus faire de supposition ! La seule chose que je sais, c’est la vérité : ce conducteur m’a fichu la trouille, cela m’a mis en colère et je décide maintenant de ne pas laisser mon mental se faire piéger par mes émotions.

Le quatrième accord toltèque : faites toujours de votre mieux

« Votre « mieux » change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger. »

Le principe fondamental de cet accord est de pouvoir évaluer chaque jour quel est notre mieux. Notre mieux est variable selon les journées et les circonstances. Il existe deux pièges à éviter :

  • Le premier est de vouloir en faire plus, ce qui génère de l’épuisement.
  • Le deuxième piège à éviter est de faire moins que le mieux dont on se sait capable. On a tôt fait de tomber dans la culpabilité, les regrets et les remords.

Le risque de ces pièges, c’est de jouer de l’accordéon en passant du « trop » au « pas assez ». J’en fais trop, donc je m’épuise. Par conséquent, j’en fais moins que ce que j’aurais pu en temps normal. Du coup, je culpabilise, je me force à me donner à fond et je grille mes ressources… Je retombe de nouveau à un niveau inférieur à ce qui est normal pour moi, et ainsi de suite.

Faire de son mieux, c’est savoir éviter et le perfectionnisme et le laxisme. C’est être dans le juste. En PNL, les critères de l’objectif, à savoir ce qui est réalisable, et ce qui me permettra de respecter mon écologie interne, sont d’excellents moyens de parvenir à cette conscience de nos capacités.

La PNL et les accords toltèques : contextualisation

Les accords toltèques et la PNL partagent une même vision fondamentale : nos souffrances ne viennent pas de la réalité elle-même, mais de la représentation que nous en construisons. La PNL offre des outils concrets — Méta Modèle, recadrage, dissociation, positions de perception — pour mettre en pratique les principes que la sagesse toltèque a formulés il y a des siècles. Ensemble, ils tracent un chemin vers une plus grande liberté intérieure et des relations humaines plus authentiques.


Jordi Turc est fondateur de l’école Activ’PNL (formations certifiantes en PNL agréées NLPNL) à Lyon et enseignant PNL certifié. Il a vécu l’initiation de la sagesse toltèque avec Don Miguel Ruiz (auteur des 4 accords toltèques) et son fils Don José Ruiz au Costa Rica, et au Mexique avec Claudia Aguirre. En plus de son école de PNL, il donne de nombreux stages sur ce sujet en France, et dispense l’initiation en langue française au Mexique, sur le site sacré de Téotihuacan, alliant dans son accompagnement différents outils comme la PNL, l’analyse transactionnelle, et différentes spiritualités et sagesses du monde.


Article publié dans le Magazine Métaphore, n°71 – décembre 2013

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