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Publié le 24 avril 2026

Confessions d’un sujet de démonstration

Comment savez-vous à quel changement s’adresse la technique ? C’est la question que posait David Gordon au Congrès NLPNL du 18 janvier 2014. Jane Turner, enseignante PNL et co-créatrice du DÔJÔ, a accepté d’en être le sujet de démonstration. Elle nous livre ici ses « confessions » : un récit vivant, intime et pédagogique de ce moment où l’Experiential Array — les Schémas d’Expérience — a éclairé ses connexions internes, son point de changement et sa motivation première. Article publié dans la revue Métaphore n° 72, mars 2014.

Une rencontre entre vieux complices

– Hi David.
– Jane ! Quel plaisir de te revoir.

S’ensuivent les échanges et formules de politesse habituels entre deux personnes qui se connaissent, s’apprécient et se rencontrent de temps en temps, par ci, par là depuis une trentaine d’années.

Le congrès de la NLPNL du 18 janvier 2014, fut effectivement pour moi une nouvelle occasion de retrouver David Gordon, chef de file de la PNL, expert en métaphores thérapeutiques, créateur à la fin des années 1980 avec Leslie Cameron-Bandler et Michael Lebeau d’un premier modèle de modélisation : The Emprint Meathod (la Méthode Empreinte), puis, dans les années 1990 avec Graham Dawes d’un autre modèle plus facile d’accès : the Experiential Array (les Schémas d’Expérience).

J’ai salué ainsi le maître de la manière la plus naturelle qu’il soit entre Américains sans m’imaginer la suite : « Au fait, Jane, si, non ce n’est pas ‘si’, c’est lorsque j’aurai besoin d’un sujet de démonstration est-ce que tu veux bien… ? ». Surgit la réponse : « Oui, avec plaisir. »

Me voici alors assise dans l’auditoire avant d’être propulsée sur la scène. Je me retrouve renvoyée en arrière dans mes souvenirs à des moments divers où j’avais bénéficié de l’enseignement de David. En fait, j’ai travaillé longtemps et assez intensément avec David Gordon pendant une bonne dizaine d’années. Je l’ai rencontré à Londres la première fois au milieu des années 1980 dans un Maître-Praticien où il intervenait sur les Méta-Programmes. C’est Gene Early, mon premier enseignant en PNL qui, dès 1982 me l’avait recommandé chaudement et bien que j’enseigne déjà la PNL depuis 1984-1985, j’ai accepté ses préconisations.

Quelques années plus tard, à la fin des années 1980, j’ai retrouvé David en Belgique lors d’un séminaire qu’il réalisait sur les métaphores. Me voici en pleine crise professionnelle. Car en tant que psychologue clinicienne, je fis un constat douloureux : je ne sais plus ce que je fais !

Je saisis l’occasion pour partager mes interrogations, mes doutes, mes soucis autant en tant que PNListe que thérapeute. Entre deux portes et juste entre nous, je me permets d’évoquer auprès de David ce que je vis en cabinet : ce que je fais marche, bien, même, mais je ne sais pas pourquoi je fais ce que je fais et cela me dérange car j’ai l’impression de passer à côté d’un principe fondamental de la modélisation : la reproductibilité. Si je ne sais pas comment je fais ce que je sais faire, comment le reproduire à volonté et non par hasard ?

En entendant mes remarques, David sourit. Ce que j’ai dit est tombé à pic. « Avec Graham [Dawes], nous sommes en train de travailler là-dessus. On fait un séminaire à Londres, je t’invite. Viens en tant que personne ressource, ça peut t’intéresser. » Et ça m’a intéressée à un tel point que je suis allée à San Raphael en Californie pour compléter cette formation d’une vingtaine de jours. J’avais déjà suivi des formations longues là-bas avec David, Leslie Cameron-Bandler et Michael Lebeau pendant l’été : the Imperative Self (le Soi Fondamental), the Emprint Meathod (la Méthode Empreinte – les Méta-programmes du MAP), et là, sans m’en douter, je m’apprêtais à vivre une nouvelle belle aventure californienne pour apprendre ce dernier modèle : the Experiential Array (les Schémas d’Expérience).

La conférence-atelier : comment savez-vous à quel changement s’adresse la technique ?

Ma rêverie s’interrompt lorsque la présidente de la NLPNL prend la parole pour ouvrir le congrès. La conférence-atelier de David Gordon commence. Il se propose de partager avec nous sa démarche permettant de déterminer ce qui est à changer chez le sujet pour accompagner ce dernier là où il souhaite aller. Cette réflexion vise à répondre à la question : Comment savez-vous à quel changement s’adresse la technique ?

Mon esprit repart vers la systémique à propos du changement du type 1 et type 2. Gregory Bateson arrive sur ma scène intérieure aussi en évoquant « the pattern that connects » (le schème qui relie) lorsque David dit que c’est la « connexion », le lien, qui est essentiel pour faire sens du monde dans lequel on vit et que tout changement implique que :

  • le sujet crée une nouvelle association, une nouvelle connexion soit faite ;
  • la nouvelle connexion satisfasse une de ses motivations premières, un des moteurs de base qui fondent son identité.

Je me rappelle une question offerte par David aux participants pendant une formation à San Rafael servant à mettre en relief la puissance des motivations premières : « Qu’est-ce que vous ne pouvez pas ne pas faire ? » Une femme rigole, s’agite, se ressaisit et répond : « Moi, je ne peux pas ne pas ranger mon armoire. C’est juste pas possible ! »

En y repensant, je retrouve cette sensation particulière qui accompagne la prise de conscience, le « insight ». Oui, quand nous touchons à ce qui est essentiel, à ce qui anime et donne véritablement vie à notre être-dans-le-monde, c’est vrai, agir contrairement à cet élan devient « juste pas possible ». Reste à savoir comment connecter une nouvelle action désirée à un pattern existant rattaché à une motivation première, ce qui va suivre, car je serai bientôt invitée à monter sur l’estrade.

Mais, pour le moment je peux rester à ma place et continuer à tisser de nouveaux liens entre mes souvenirs épars de PNListe car David se propose d’élucider ce à quoi il est nécessaire de prêter attention dans un recueil d’informations dans la mesure où il existe des connexions qui empêchent le bon fonctionnement du sujet-système. Effectivement, il existe des connexions actuelles qui sont :

  • inappropriées ;
  • manquantes ;
  • trop restreintes ;
  • trop étendues.

Des exemples suivent pour faciliter l’exercice à faire après la démonstration pour laquelle il faut « une vraie personne » : moi.

Entrée en scène : l’État Présent et l’État Désiré

Enfin je peux quitter les coulisses et entrer en scène. Que le spectacle commence !

La première question arrive :
« Jane, quel est un problème pour toi ? Qu’est-ce tu aimerais faire de différent dans ta vie ? »
– Je ne fais pas toujours ce que je sais que je devrais faire.
« Par exemple ? »
– Des fois, entreprendre une intervention que je souhaiterais réaliser avec mes clients, sinon commencer mon prochain livre, et ranger mon bureau.

Voici les trois exemples nécessaires à la modélisation. David considère que ces informations nous renseignent sur le contexte du problème. Car face à quelque chose que je devrais faire, ou qui a besoin d’être fait, je m’empêche de le faire. Voici la situation problématique, l’État Présent. Reste à mettre au jour ce que je veux à la place, l’État Désiré.

« Alors, te voici en train d’éviter d’entreprendre une intervention, de commencer ce livre, de ranger ton bureau, qu’est-ce que tu veux ? »
– Le faire. Je veux le faire quand j’ai le sentiment que c’est le moment de le faire.
« Donc, lorsque tu as le sentiment ‘c’est le moment’, tu veux poursuivre, tu veux le faire. »
– Oui.

Voilà un bel objectif. La suite ne me surprend nullement car je sais déjà que David est rigoureux, qu’il cherche les subtilités, les nuances, comme le dit Leslie Cameron-Bandler : la différence qui fait la différence.

« Et, si quelque chose t’interrompt ?
– C’est comme si le sentiment était suspendu mais pas brisé.
« Car, ce qui se passe actuellement, c’est que le sentiment est brisé ?
– Parfois.

David pointe ensuite une distinction essentielle : la différence entre le désir et le besoin, car ce que je désire (faire ce que je devrais faire lorsque j’ai le sentiment « c’est le moment ») n’est pas ce dont j’ai besoin pour réaliser ce désir. Il me faut un changement dans ma carte du monde pour que je fasse tout naturellement, automatiquement, ce que je dis désirer. Il faudrait changer les connexions internes pour que chaque fois que j’ai le sentiment que « c’est le moment », je passe à l’action. Rien qu’à y penser, je rentre dans l’expérience et me sens plus présente, ferme, alignée, droite, juste, redoutable, invincible quoi. Cool !

Mais de mon petit nuage je dois vite redescendre puisque David souhaite connaître ce qui fait que le problème actuel puisse exister et perdurer. Car comme n’importe quel autre sujet désirant, si je savais comment effectuer les changements nécessaires dans mon modèle du monde afin d’obtenir mon objectif, il y a belle lurette que je les aurais mis en place. Il s’agit maintenant de mettre en évidence les connexions qui sous-tendent l’État-Présent pour que le comportement reste problématique. Voici le début de l’intervention :

« Alors, prenons l’intervention avec un client. Te voici avec un client et il te vient à l’esprit que ce serait le bon moment de faire ce type d’intervention. T’as un exemple de ça ?
– Oui.
« Tu es avec un client et tu as le sentiment que ça peut être le moment d’intervenir de telle ou telle manière. Qu’est-ce qui t’empêche d’y aller, de le faire ?
[Je ris de moi-même en entendant dans ma tête la réponse que je me propose d’offrir. Et David me sollicite pour partager ce qui me passe par l’esprit.]
« Juste entre nous deux. »
– Il se peut que ce ne soit pas le bon moment.

Mais qu’est-ce que c’est cette histoire de « bon » moment ? [En anglais : the right time.] Je reconnais ma passion pour les travaux sur le temps et la temporalité, la perspective temporelle dans l’accompagnement au changement, et cela depuis longue date, mais là je suis en train de saisir une autre dimension de ma connexion à cette quatrième dimension. Je suis renvoyée vers mon appréciation des Métaphores en Mouvement. « The right time » — le bon moment signifie aussi littéralement « le temps qui se trouve à droite ». Il a son corollaire, « the time that’s left » ce qui signifie mot à mot — le temps qui est à gauche, mais en bon anglais, c’est le temps qui reste.

Un nouvel insight fuse ; je me découvre d’une cohérence remarquable en répondant à la prochaine question de David :
« Il y a une connexion qui fait que ‘c’est le bon moment’. Alors ? »
– J’ai le sentiment qu’il n’y a pas de choix.
Et quand est-ce que je n’ai pas de choix ? Décidément, c’est quand il ne reste plus de temps !

David propose aux participants de remarquer comment une telle configuration pose problème. Tous sont invités à imaginer les conséquences d’un modèle du monde où le sentiment qu’il n’y a pas de choix signifierait que c’est le bon moment d’agir. Et voilà le hic : en fin de compte, avec une telle connexion, il est assez facile de trouver que ce n’est pas le bon moment car d’autres choix d’action se proposent naturellement lorsqu’arrive le « bon » moment d’agir. Et le fait qu’il y ait d’autres choix fait saboter le passage à l’action du choix initial. Dans la mesure où il y a des choix et non pas « pas de choix », cela prouve que ce n’est peut-être pas le bon moment. Oui, c’est terriblement net pour moi mais la clarté de mon « insight » ne m’aveugle point, au contraire, il m’éclaire. Je sens comment cet exemple se rapproche de la structure des liens inextricables présentés par Ronald Laing dans son merveilleux ouvrage « Nœuds » où Jack aime Jill qui ne pourra aimer Jack que s’il ne l’aime pas.

Le point de changement et la motivation première

David suggère qu’en changeant cette connexion, tout changera et c’est de cela dont j’aurai besoin. Car à l’instant où je m’arrête, où je m’empêche de faire ce que je sais que je devrais faire, je suis à un point de choix, « le point de changement ».

Toutefois, savoir où intervenir dans la séquence ne suffit pas pour supporter le changement ; il importe de mettre au jour ce qui motive le sujet à l’instant précis où surgit l’obstacle, où arrive l’empêchement, car l’énergie générée par la motivation première va impulser, driver, véhiculer, porter le changement. David va chercher alors comment transformer la connexion d’une façon qui soit en phase avec ma motivation première. Pour cela, il faut découvrir cette motivation qui est au centre de l’être et qui cherche toujours à se faire satisfaire.

« Tu es avec un client et tu réfléchis à une intervention possible. Qu’est-ce qui est important pour toi à ce moment-là. »
– Que le client obtienne ce pour quoi il est venu.
« Pourquoi est-ce important que le client obtienne ce pour quoi il est venu ? »
– Parce que ça fait une différence durable à travers le temps.
« Pourquoi est-ce important de faire une différence durable à travers le temps ? »
– Parce que je veux laisser le monde un meilleur endroit, en meilleure forme que celle dans laquelle je l’ai trouvé.
« Alors, Jane, pourquoi est-ce important laisser le monde un meilleur endroit, en meilleure forme que celle dans laquelle tu l’as trouvé ? »
– Parce que je suis la seule qui puisse faire ça.

Et c’est vrai ! Je retrouve une de mes motivations essentielles, étayée par une obligation à la fois dense et excitante : je suis véritablement la seule personne qui puisse vivre ma vie, qui soit en mesure de faire ce que je peux faire et si je ne le fais pas au moment que je l’estime « bon », ce sera perdu à tout jamais. Il n’y aura pas une deuxième chance et la perte sera définitive. Je reconnecte avec une évidence, une certitude, une confiance complète et absolue dans ce qui est, tout simplement là tout de suite.

« OK. Alors, Jane, pourquoi es-tu la seule qui puisse le faire ? »
– Parce que j’ai le privilège d’être là à ce moment-là et c’est tout.
« Hum hum. Alors, comment cela se fait que tu aies le privilège d’être là à ce moment-là ? Non, permets-moi de poser cette question différemment : pourquoi est-ce important que tu aies le privilège d’être là à ce moment-là ? »
– C’est juste la configuration entre le temps, l’espace et mon être-dans-le-monde.

Voici la motivation première : exprimer le privilège d’être là où je suis au moment où je le suis. Certes les autres facettes explorées ont leur importance : faire une différence, laisser un monde meilleur, mais l’élément qui sort en dernier représente la motivation première.

David enchaîne avec une question par rapport à l’écriture de mon prochain livre pour tester cette hypothèse :
« OK. Alors, Jane, quand tu écris un livre ou tu penses à écrire un livre, qu’est-ce qui est important pour toi ? »
– Je suis la seule personne qui puisse le faire et si je ne le fais pas, le monde en sera privé et c’est n’est pas en cohérence avec qui je suis.
« Parce qu’à ce moment-là, tu ne serais pas en train de respecter le privilège que tu as. »

Suit un autre test, tant qu’à faire « ranger mon bureau » :
[Ciel ! Vais-je enfin arriver à m’y mettre ? Et aller jusqu’au bout ?]
« Et, quand tu penses à ranger ton bureau, qu’est-ce qui est important pour toi ? »
– Mon bureau devient un support pour ce que je peux faire.
« Et, pourquoi est-ce important que ton bureau soit un support pour ce que tu veux faire ? »
– Parce qu’il devient pour moi une espèce de cocon, un contenant et également un tremplin car c’est de là que je peux décoller.
« Et, pourquoi est-ce important que tu décolles ? »
– Parce que j’ai tellement reçu du cosmos que c’est essentiel de le rendre.
« Et, pourquoi est-ce important que tu rendes au cosmos ce que tu as reçu ? »
– Parce que j’ai la chance et le privilège d’être.

David explique comment les motivations premières sont présentes dans différents contextes de la vie, voire, dans tous les contextes et propose que, en ce qui me concerne, ce qui me motive c’est d’honorer le privilège d’être là, ici-maintenant, car c’est ça la vie. Et, bien que chacun ait ses motivations propres, si l’on ne fait pas en sorte de les respecter, le résultat sera le même pour tous – le sentiment que c’est juste pas possible ! Heureusement, lorsque la motivation première est respectée, c’est l’épanouissement.

La tâche prescrite et ses effets

Comment se servir des motivations premières ? En les connectant, les reliant au point de changement dans le contexte actuellement problématique afin de créer la motivation et déclencher l’action. La démonstration va se poursuivre mais David évoque la construction de mon modèle du monde en expliquant ce à quoi il a été sensible dans mon discours : les opérateurs modaux (possibilité, désir, nécessité) et les cadres temporels (présent, futur). L’intervention consistera à changer ma représentation du ‘bon’ moment. À la place du constat que « c’est le bon moment lorsque j’ai le sentiment qu’il n’y a pas de choix » se proposera que « le bon moment c’est quand je peux voir les possibilités à venir » d’un possible futur. Il se propose de m’orienter encore davantage vers l’avenir au travers d’une tâche à accomplir et poursuit :

« Imagine que tu es là où tu écris et il te vient à l’esprit que c’est peut-être le moment de commencer à écrire le livre, mais il n’y a qu’une seule façon de savoir si c’est le bon moment. Tu vas faire un dessin montrant ce que rend possible l’écriture du livre. »
[David me tend une feuille de papier ; je me dessine avec mon ordi chéri.]
« Lorsque tu regardes ça, est-ce excitant ? » Oui.
« Alors, c’est comme ça que tu sauras que c’est le bon moment. Si tu ressens de l’excitation alors, c’est le bon moment. OK, et te voici avec un client, tu penses à une intervention et te demandes si c’est le bon moment. Dessine une image représentant le genre de possibilités que cette intervention pourrait créer dans l’avenir et remarque comment tu te sens par rapport à ça, si c’est excitant ou pas. »
[Je crée un nouveau dessin, le regarde, l’apprécie et évalue son impact.]

David complète la prescription de la tâche : pendant les 2 semaines qui viennent, je dois garder un carnet avec moi dans lequel consigner des dessins me permettant de répondre à la question : « Est-ce le bon moment ? » Dès que je m’offre ce type d’interrogation, je suis invitée à dessiner et évaluer mes sensations en remarquant ce que cette action éventuelle rend possible dans l’avenir. Si mon dessin m’excite, me motive, me donne de l’élan, alors c’est le bon moment de passer à l’action.

Cette tâche vise à installer un nouveau mode de fonctionnement au travers de la répétition. David n’envisage pas que je passe le reste de ma vie accompagnée d’un carnet à dessin — moi non plus. La tâche prescrite devient un rituel pour creuser de nouveaux sillons neuronaux, générer de nouveaux comportements et engendrer de nouvelles habitudes. Plus on a de choix, mieux c’est.

Depuis cette rencontre avec David, qu’est-ce qui a changé ?

Je n’ai pas fait la tâche de manière consciente et systématique ; néanmoins elle chemine avec moi, m’accompagne, me renseigne, me motive. Je sens, je remarque, je reconnais des effets de ce travail dans ma vie. Je m’étonne d’intervenir spontanément avec certains clients dont la problématique m’aurait fait réfléchir auparavant quant au timing de mes propositions. Je n’ai pas encore commencé mon prochain livre de façon formelle mais je vois le bout de mes recherches et je sais quel moment sera le « bon » moment pour me mettre à la rédaction. Mon bureau n’est pas encore rangé ; il attendra encore un temps sans doute. Toutefois ce cocon, ce contenant, ce tremplin a retrouvé sa place de lieu privilégié de ressourcement pour ma créativité et mes créations.


Contextualisation PNL

L’Experiential Array (Schémas d’Expérience), modèle développé par David Gordon et Graham Dawes dans les années 1990, s’inscrit dans la tradition de la modélisation PNL. Il vise à identifier les connexions cognitives et émotionnelles qui structurent l’expérience subjective d’un individu — qu’elles soient inappropriées, manquantes, trop restreintes ou trop étendues — afin de déterminer avec précision où et comment intervenir pour accompagner un changement durable.

La notion de motivation première — ce que l’on « ne peut pas ne pas faire » — est centrale dans cette approche : c’est elle qui fournit l’énergie nécessaire pour ancrer une nouvelle connexion et rendre le changement non seulement possible, mais naturel et spontané.


Jane Turner est enseignante PNL, co-créatrice du DÔJÔ, centre de formation à des métiers de la relation d’aide. Elle est spécialiste d’hypnose ericksonienne, experte de la Thérapie par Ligne du Temps (TLdT®). Co-conceptrice avec Bernard Hévin du modèle de coaching du DÔJÔ : le renouveau de la vie adulte, elle intervient en tant que psychothérapeute, formatrice, coach et superviseur.


Article publié dans le Magazine Métaphore, n° 72 – mars 2014

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